L’histoire d’un stagiaire et de sa prise de conscience


Dans ce premier de deux articles, je parlerai de mon expérience en tant que stagiaire chez Connectiviti.  Je parlerai de mon expérience de stage en utilisant comme parallèle la première phase d’ADKAR, soit le A pour ‘’Awareness’ ou prise de conscience. Le présent article traitera de mes prises de conscience, mon adaptation au changement et le développement de mes habiletés à travailler au sein d’une entreprise de consultation.

Avant de débuter mon stage, lorsque je lisais sur le modèle théorique ADKAR, j’en comprenais que la prise de conscience ne se faisait qu’au début du stage. Voici donc l’histoire qui explique comment mon stage a changé ma perspective sur la prise de conscience.

De la théorie à la réalité

Je crois qu’il ne serait que judicieux de débuter mon article en revenant sur la description de cette phase pour mieux la situer. Pour moi, la phase de conscience est la compréhension qu’une personne possède du contexte qui amène la nature du changement et de la compréhension du risque et des impacts de ne pas changer.

Ma prise de conscience s’est faite au moyen d’observations de mes connaissances et de mes compétences actuelles, de la réalisation de nouvelles possibilités qui s’offraient à moi pour grandir et des actions à entreprendre pour compléter cette prise de conscience. Ce stage m’a permis de comprendre que savoir qui je suis présentement est tout aussi important que de savoir où je vais.

À chaque fois que mon directeur de stage me donnait une nouvelle tâche, je passais par une nouvelle prise de conscience et un nouveau blocage. En fait, plus je me faisais donner de nouvelles responsabilités, plus la prise de conscience de ce qui est à changer en moi était présente. Cette situation s’est répétée tout au long du stage.

La prise de conscience m’a en fait apporté deux éléments clefs : une série d’incertitudes sur mes capacités personnelles et professionnelles d’entreprendre les tâches qu’on me confiait, tout en déclenchant un gout pour en apprendre davantage. C’est tout un contraste qui a joué sur mes émotions. Le stage m’a fait constamment vivre des hauts et des bas. À la fin, le fait de prendre conscience de mes écarts de connaissances étaient en soi l’élément déclencheur pour continuer. Avec le temps, je suis naturellement devenu motivé.

Réaliser la nécessité de changer mon savoir-faire et mon comportement

À partir du moment où j’ai pris conscience de la valeur de travailler en ayant une méthode, ma relation avec les tâches qu’on m’a attribuées s’est transformée. Ça n’a pas été facile parce que j’avais une préconception encrée en moi qui m’empêchait de prendre conscience de la nécessité de changer : les résultats sont plus importants que la méthode prise pour y arriver.

Cela m’a pris du temps, mais je me suis rendu compte que j’ai débuté mon stage avec une quantité incroyable de notions théoriques et des idées vagues et irréalistes de ce que veux dire de travailler en entreprise. Imaginez qu’en plus de ceci, il me manquait un atout important, avoir une méthode de travail, c’est-à-dire d’être organisé lorsque j’exécute une tâche.

Après quelques semaines dans le stage, j’ai réalisé que, si je continuais à négliger la méthodologie, j’allais tout continuer à ne pas être suffisamment efficace ou affecté ma capacité de rendre un travail à la hauteur de mes attentes. Plusieurs découvertes m’ont permis d’en prendre conscience :

  • Avoir une méthode de base de travail est essentiel pour performer.
  • Acquérir une méthode de travail c’est accepter d’apprendre par la pratique et la répétition.
  • Un plan est un outil puissant pour rendre les tâches moins complexes qu’elles paraissent.
  • L’organisation permet aux autres de suivre ma démarche de travail tout en leur permettant d’y participer activement.

Mon premier savoir-faire : l’adoption d’une nouvelle méthode de travail

Considérons ceci pour un moment, qu’avoir une méthode est un incontournable pour performer. La sacrifier pour bien paraître, obtenir des résultats rapides ou avoir la perception d’être performant est inutile. Si une personne est engagée à s’assurer qu’un travail soit fait avec qualité, la méthode qu’elle prend pour y arriver influencera grandement sa qualité.

Avoir une méthode, ça signifie :

  • Être ordonné, donc mettre de l’ordre dans les idées
  • Déterminer ce qui est à faire en avance en faisant un plan pour réaliser des objectifs, des livrables.

Une fois convaincu, j’étais engagé à livrer un travail à la hauteur des attentes de mon maître de stage. Mon stage à débuter par la prise de conscience de l’écart entre ma façon de travailler et celle attendue par l’entreprise dans laquelle j’ai contribué.

Suite aux premiers travaux, j’ai pris conscience que les méthodes de travail que j’avais apprises n’étaient pas adaptées aux besoins de l’entreprise. Quels sont les signes qui m’ont permis de faire ce constat:

  • Avant le stage, je ne faisais pas de plan de travail, je n’estimais pas mes temps de livraison et je n’avais aucune idée quand je terminerais. J’étais convaincu que c’était une perte de temps énorme parce que c’était tout simplement normal que si je planifiais, je perdais du temps car je n’étais pas en train de faire la tâche. La préparation était une corvée.
  • Durant le stage, je me suis vite rendu compte que mon approche ne me permettait pas de faire les tâches dans les temps demandés et de livrer avec la qualité attendue.

J’en ai conclu après plusieurs semaines que c’était trop hâtif de sauter directement à l’action et de travailler sur le contenu sans passer par un plan de travail. Pour moi, la motivation venait par l’inspiration du moment et mon efficacité n’était pas importante. Pour la première fois depuis longtemps, je me suis rendu compte que j’étais potentiellement inefficace. Pourquoi ? Parce que je travaillais sans repères. Des mots comme s’organiser, se structurer ou planifier n’était pas présent dans mon vocabulaire et dans la conversation que j’avais à propos du travail. Jusque-là, seuls les résultats me motivaient vers l’action.

Grandir c’est plus que comprendre, c’est acquérir dans l’action

Je n’aurais jamais cru, jusqu’ici, qu’acquérir une méthode de travail c’était d’accepter de faire les tâches d’une nouvelle manière, de la même manière qu’une autre personne. Un type de formation que j’avais jusqu’ici négligé.

J’ai réalisé qu’il m’était difficile de pouvoir avancer sans développer de nouveaux réflexes et de manières de m’organiser. J’étais tout simplement convaincu que j’étais une personne organisée, donc je n’étais pas conscient qu’une nouvelle méthodologie de travail pourrait m’apporter plus d’efficacité.

Mon stage m’a permis de découvrir ce qu’implique la gestion du changement. À travers ADKAR, j’ai pu réaliser que la réalisation quotidienne de mes tâches et mes activités était impossible sans être réceptif à de nouvelles méthodes. En effet, j’écoutais le raisonnement que j’avais toujours utilisé face à de nouvelles méthodes : ne me dis pas quoi faire, je suis autonome.  Regardez-moi maintenant!

Et finalement, la prise de conscience

En conclusion, j’ai pris conscience, dès le début de mon stage, qu’à l’université, l’apprentissage des modèles théoriques avait été favorisé au détriment de l’aspect pratique ou de l’utilisation d’une méthode de travail employée au cœur d’une profession. Sous le choc, j’ai pris conscience de l’écart entre ma façon de m’organiser tous les jours, et celle attendue par mon environnement. J’ai vite perçu que l’avantage de changer résidait dans l’acquisition d’une méthode de travail organisée.

Apprendre une nouvelle méthode de travail éprouvée dans un milieu de travail professionnel, autre que celle de l’université, a créé une réelle différence dans les résultats que je produis au travail et dans ma vie.

Je suis très satisfait d’avoir réalisé que mon savoir-faire a évolué de façon importante durant les 6 derniers mois. Organiser mon travail en adoptant une approche basé sur la gestion de projet, le développement des aptitudes à gérer du contenu de formation, mesurer des résultats et stratégies et chercher, écrire et éditer du contenu scientifique a pris une nouvelle tournure.

 

Restez à l’affut pour mon second article qui sera publié à l’automne.

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